1773 Antoine Court de Gébelin: Philosophe enconnu

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  • Dokument Leithandschrift: Schwedenkiste Band 13, Dokument SK13-032
  • Standort: GStA PK, Freimaurer, 5.2. G 39 JL. Ernst zum Kompaß, Gotha, Nr. 111. Schwedenkiste. Abhandlungen und Geschichte, v.a. Illuminatenorden, 1757-1784
  • Titel: "Philosophe enconnu"
  • Autor: Antoine Court de Gébelin
  • Datierung: Es handelt sich hier um einen handschriftlichen Auszug aus Antoine Court de Gébelin, Le Monde primitif analysé et comparé avec le monde moderne, Band 1 (Paris 1773) u.ö. (S. lx-lxii der Ausg. 1781 = Abschnitt “vue générale du monde primitif). Ein Teil dieses Werkes wurde unter dem Titel Ueber den allegorischen Geist des Alterthums von Adam Weishaupt übersetzt (2. Aufl. Regensburg 1794)
  • Bearbeiter: Markus Meumann
  • JPG: 2053-2056

Commentary

Es handelt sich um einen Ausschnitt aus de Court de Gébelins monumentalem Hauptwerk Le Monde primitif analysé et comparé avec le monde moderne, Band 1, Paris 1773 u.ö. (S. lx-lxii der Ausg. 1781 = Abschnitt “vue générale du monde pri-mitif) Ein Teil dieses Werkes wird unter dem Titel Ueber den allegorischen Geist des Alterthums von Adam Weishaupt übersetzt (2. Aufl. Regensburg 1794)

Transcript

P[ère?]. de Court de Gebelin

Philosophe enconnu[1]

Ici, nous avons eu l’avantage d’être aidés par une
Philosophie pleine de sens et de raison, que nous avons
rencontrée heureusement sur notre chemin, tandis que nous
cherchions quelles pouvoient avoir été les causes de ces
Phénomènes, en apparence si bisarres, que nous pré-
sentoit l’Antiquité historique: pourquoi là des Deserts,
ici des Sociétés: pourquoi là des Empires florissans, ici
des Peuplades foibles [!][2] et languissantes: pourquoi
là de grands Conquérans; ici des Peuples invincibles; pourquoi
là de grandes lumières, ici ignorance, foiblesse[3] et erreur :
pourquoi là, sagesse exquise ; ici folie, fureurs, ou vains
préjugés. Nous trouvâmes sur nos pas des Chercheurs
de vérité, des Hérauts et de l’Ordre, qui faisoient pour les
Sociétés, pour les Empires, ce que nous faisions pour
les Langues, ce que nous cherchions pour les Peuples :
qui remontoient aux causes de la prosperité et de la
decadence des Nations, qui desoient [disoient]: « tout a sa cause |<2>
immuable et éternelle; les Empires comme le
moindre grain de blé: les Sociétés son [sic] etablies
sur tels et tels principes : il en résultera tels
et tels droits, tels et tels devoirs. Que ces droits
soient observés, que ces devoirs soient remplis,
et les Sociétés seront florissantes, et les Empires
seront à jamais inébranlables sur le[4] base
et l’ordre regnera à jamais. »

Le plus Simple énoncé de cette sublime Philosophie
fut pour nous un flambeau divin, une source
rajonnante de vérité : le complément de nos re-
cherches et de nos travaux : la boussole qui alloit
nous faire passer à travers l’Antiquité Historique,
et nous aider à la rétablir avec la même cer-
titude et la même utilité, qu’avec de principes
pareils nous rétablissions la Langue primitive,
nous développions les rapports des Langues,
nous decouvrions l’Antiquité allégorique,
nous cherchions à démêler lHistoire primitive ; |<3>
ici, du moins, nous trouvions de grandes avan-
ces, de grandes données, un Systême admirable,
tendant au même but et decouvert par une tou-
te autre route. Ce Systême et le nôtre se sont
donc unis comme deux moitiés en un tout ; nous
l’avons regardés comme notre propre bien ; nous
en sommes approprié tout ce qui nous con-
venoit, et nous avons laissé le Systême cir-
culer que les Esprits étoient dans l’Univers
avec un Succès plus ou moins favorable,
suivant que les Esprits etoient plus ou moins
disposés, que les petites passions humaines
etoient plus ou moins en jeu : à cet égard,
nous n’avons été que Spectateurs : nous ne
pouvions être Acteurs ou Agens : mais nos
vœux ont toujours été pour son plein &
entier succès : lui seul peut sauver les Nations ;
lui seul peut faire de l’Europe une Assemblée
de Freres ; et de l’Univers, un Tout lié par les
mêmes droits, soutenu par les mêmes devoirs, |<4>
heureux par les mêmes jouissances, ayant ainsi
le même langage, celui de l’ordre, sans lequel
rien ne peut subsister, et base essentielle de toute
Législation.

Ces Amis de la verité et du bien ont été mécon-
nus : pouvoient ils ne pas l’être ? Il faut du tems
pour que la vérité triomphe des ténèbres, de
l’erreur, des préjugés ; mais tôt ou tard elle se fera
jour, & on sera étonnée de n’avoir pas été plu-
tôt frappé de son aspect : d’avoir pu si long-
tems résister à ses charmes, à ses douces in-
fluences, à ses vastes avantages : les Chefs
des Peuples ; eux-mêmes regretteront ce tems com-
me des Siècles de barbarie un tems malheureusement
perdu ils le regarderont comme des Siècles de
barbarie et d’ignorance.

[Ornament]

Literatur

Literatur:

  • Didier Kahn, ‎Sylvain Matton: Alchimie: art, histoire et mythes (1995), Seite 765 (bei google.books nur Snippet)
  • Charles Porset, Les Philalèthes et les convents de Paris (1996), Seite 263 (bei google.books nur Snippet)


Notes

  1. eigentlich wohl: inconnu
  2. Auch so im Buch
  3. Auch so im Buch
  4. Im Buch „leur“.